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La fête du travail à la Fondation Marie Wyss

mai 1st, 2012 by Mbeng Boum Joslain Joseph

A l’occasion de la 126 édition de la fête internationale des travailleurs le Cameroun a retenu comme thème:

“TRIPARTISME ET COHÉSION SOCIALE” 

Gouvernement-Employeur - Travailleur  en vue de l’amélioration de l’atmosphère de travail en particulier et social en général.
Hier, tout le personnel de la Fondation s’est réuni autour d’une table pour réfléchir au sujet de la” Cohésion sociale” comme facteur pour la réussite.

1er mai : les origines de la fête du muguet et du travail
La première remonte au Moyen-Age tandis que la seconde trouve ses origines à Chicago en 1886.

Une fête du muguet…img_1827.JPG

   

… et une fête du Travail

1er mai 1886. Ce samedi à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américain. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines. Le mouvement se poursuit et le 4 mai, lors d’une manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent. Bilan : une dizaine de morts, dont 7 policiers. S’en suivra la condamnation à mort de cinq anarchistes.

20 juin 1889 : le congrès de l’IIème Internationale socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du 1er mai un jour de lutte à travers le monde avec pour objectif la journée de huit heures. Cette date fut choisie en mémoire du mouvement du 1er mai 1886 de Chicago.

Dès 1890, les manisfestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d’églantine, puis en 1907 par un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour…

24 avril 1941 : en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy qui espérait ralier les ouvriers. Le jour devient chômé.
Avril 1947 : la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération. Celui-ci fait du 1er mai un jour férié et payé.

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Les Consultations prénatales

avril 9th, 2012 by Mbeng Boum Joslain Joseph

Les Consultations prénatales

 

 

Première consultation
Autres consultations
Consultations du 8e et 9e mois
Consultation d’anesthésie


La grossesse n’est pas une maladie.

Les consultations prénatales ont un double objectif :

- S’assurer que la grossesse évolue de façon naturelle, ce qui est et restera la règle dans la majorité des cas;
- Rechercher la présence ou la survenue d’éléments anormaux susceptibles de transformer un état physiologique, ou un état pathologique, comportant des risques pour la mère et pour l’enfant.
 

Nous rappellerons ici le schéma de consultations optimales, en renvoyant, pour les détails, aux chapitres concernés.

I. PREMIÈRE CONSULTATION

SURVEILLANCE PRÉNATALE

Les objectifs de cette consultation sont de :

- Confirmer l’état de grossesse, et préciser la date de son début et donc le terme probable.
- Évaluer les facteurs de risque et connaître la patiente : environnement social, familial et professionnel.

À l’issue de cette première consultation, il convient de :

- Déclarer légalement la grossesse selon un formulaire remis à la patiente avec la prescription d’examens biologiques obligatoires.
- Établir un plan de surveillance avec, notamment, les rendez-vous des prochaines consultations et des examens échographiques.
- Formuler des conseils.

1. Confirmer l’état de grossesse

Facile : cas le plus fréquent ou plus difficile : voir la fiche pratique consacrée au diagnostic de la grossesse

2. Grossesse normale ou anormale ?

- La grossesse est le plus souvent normale (de 80 à 90 % des cas). Grossesse normale intra-utérine évolutive ;

- Savoir détecter une grossesse anormale ;

- grossesse intra-utérine non évolutive,
- grossesse multiple,
- grossesse môlaire,
- fibromyomatose utérine ou kyste ovarien associé,
- et surtout grossesse extra-utérine, laquelle réclame des mesures urgentes appropriées. Il faut y penser : douleurs pelviennes, saignements, antécédents de chirurgie tubaire ou de pathologie infectieuse, stérilet.

3. Déterminer le terme

4. Évaluer les facteurs de risque

L’évaluation doit être précoce, méthodique et conduire à demander un avis spécialisé.

4.1. Antécédents obstétricaux

Le maximum de précisions doit être obtenu.
Des documents précis tirés des dossiers antérieurs seront demandés, par exemple : date exacte de l’avortement spontané ou provoqué, de l’arrêt de grossesse, poids du fœtus, compte rendu anatomo-pathologique, autopsie, terme de l’accouchement en SA, poids de l’enfant, état néonatal précoce et tardif, déroulement de la grossesse (MAP) et de l’accouchement, modalité de l’extraction, compte rendu opératoire si césarienne, compte rendu d’hospitalisation.

Dans certaines affections, le risque de récidive existe, souvent au moment même où la précédente pathologie s’est produite.

En cas d’anomalie malformative de l’enfant, l’enquête génétique, si elle n’a pas été faite en période préconceptionnelle, est indispensable dès le début de la grossesse.

Antécédents obstétricaux Risques potentiels Mesures à prendre
Avortement spontané
Avortement spontané itératif sup. 2
Avortement spontané tardif
Maladie abortive
Mort fœtale in utero
Accouchement prématuré
RCIU
Macrosomie
Malformation fœtale
Anomalie chromosomique
Maladie héréditaire génique
Allo-immunisation
Récidive
Récidive

Récidive - AP

Récidive +++
Récidive
Récidive (x2 à 3)

Récidive
Récidive - Diabète
Récidive
Récidive

Récidive

Récidive

Consultation spécialisée

Consultation spécialisée

Consultation spécialisée

Consultation spécialisée
Consultation spécialisée
Consultation spécialisée

Consultation spécialisée
Consultation spécialisée
Consultation spécialisée

Consultation spécialisée

4.2. Antécédents gynécologiques

Les grossesses survenant après infécondité sont surveillées spécialement au premier trimestre.

Facteurs gynécologiques Risques potentiels Mesures à prendre
Antécédents infectieux pelviens, Port antérieur d’un DIU chez nullipare, Pathologie tubaire connue
Assistance médicale à la procréation (induction ovulation, IIU, FIV…)
Endométriose
Malformation utérine
Syndrome Distilbène

Fibromyomatose utérine

GEU;

Grossesse multiple

GEU, RCIU
Avortement
Avortement

AP, avortement, RCIURCIU

AP, RCIU
hématome rétroplacentaire

Consultation spécialisée.
Échographie vaginale

Consultation spécialisée

Consultation spécialisée
Consultation spécialisée

Consultation spécialisée

4.3. Antécédents héréditaires

Ce sont essentiellement des facteurs maternels qui doivent être recherchés.

Facteurs héréditaires Risques potentiels Mesures à prendre
HTA, toxémie,
Syndromes vasculo-rénaux
Diabète
Pathologie malformative
Hypertension,
Toxémie gravidique
Diabète gestationnel
Malformation à transmission héréditaire
Consultation spécialiséeDiscuter aspirine
Consultation diabétologue
Conseil génétique

4.4 Antécédents médicaux

Toutes les maladies préexistantes à la grossesse entraînent un risque d’aggravation de la morbidité périnatale. La surveillance doit être multidisciplinaire car le bon déroulement de la grossesse dépend souvent autant du traitement de la maladie que de la surveillance prénatale.

Affections maternelles Risques potentiels Mesures à prendre
Cardiopathie (rare)
Insuffisance respiratoire (rare)
Diabète

Syndrome vasculo-rénal

Pathologie voie urinaire

Lupus

Epilepsie

Traumatisme bassin colonne
Hépatite, VIH
Anémie

RCIU, AP
RCIU
Aggravation, risques malformatifs, mort fœtale in utero, macrosomie, traumatisme fœtal.
Hypertension, toxémie, hématome rétroplacentaire, Hypertension, RCIU,
AP.
RCIU, AP, mort fœtale in utero
Aggravation, risque malformatif.
Traumatisme fœtal
Risque fœtal, néonatal
RCIU, AP
Consultation cardiologue

Consultation anesthésiste
Consultation diabétologue

Consultation spécialisée, discussion : aspirine

Consultation spécialisée

Consultation neurologue, diagnostic prénatal
cf. consultation 8e mois
cf. consultation 8e mois
cf. consultation 8e mois

4.5. Facteurs individuels et sociaux

Ils jouent un rôle important dans la genèse de l’accouchement prématuré ; certains sont connus, d’autres le sont moins car moins bien étudiés, notamment les facteurs psychologiques.

Facteurs Risques potentiels Mesures à prendre
Âge inférieur à 16 ans
Âge supérieur à 38 ans

Poids, maigreur

Obésité

Taille inférieure à 1,50 m

Drogues - tabac
Drogues illicites
Conditions socio-économiques défavorables, migrants…
Ou trop favorables, femmes professionnellement hyperactives…
Facteurs psychologiques

AP
Aberration chromosomique,

AP,

malformation fœtale,

hypertension, toxémie,

morbidité périnatale augmentée.
AP, RCIU,

Diabète gestationnel,
macrosomie, toxémie
RCIU, rétrécissement pelvien

AP
RCIU
AP
RCIU

Idem

AP

Consultation génétique

Conseil diététique

Cf. consultation 8e mois
Conseils

Établir relations avec les organismes sociaux

5. L’examen clinique

L’examen général

Il est essentiel, notamment les impressions cliniques, sorte de coup d’œil du professionnel, évaluation de la taille, corpulence, poids antérieur à la grossesse, attitude physique.

L’examen obstétrical

La palpation est peu informative avant 8 SA. L’examen au spéculum est indispensable.

Le toucher vaginal permet d’affirmer la taille et la forme de l’utérus (conforme, bicorne) et de palper les culs-de-sac latéraux à la recherche d’une pathologie annexielle, mais aussi l’état du vagin (cloison).

6. Déclaration de grossesse

Celle-ci sera effectuée sur les fascicules adaptés, délivrés par les Caisses de Sécurité Sociale et des Allocations Familiales.

Seront précisées :
La date de la déclaration ;
La date présumée du début de grossesse.

7 Examens complémentaires

Biologiques.

Échographiques.

8. Plan de surveillance de la grossesse

À l’issue de cet interrogatoire et de ces examens, un plan de surveillance est établi en fonction du risque statistique ou individuel.

Des décisions urgentes ou appropriées (voir interruption volontaire de grossesse pour motif thérapeutique) peuvent être prises dans certaines situations particulières : risque génétique, risque tératogène, risque maternel immédiat (cardiopathie décompensée, diabète grave, hypertension artérielle chronique sévère, insuffisance rénale, patiente transplantée, cancer du sein, cancer du col).

Dans la plupart des cas, on laisse évoluer la grossesse en sollicitant l’avis de spécialistes qualifiés avant la déclaration de la grossesse.

Ajustement thérapeutique : dans certaines pathologies après concertation :

- diabète,
- syndromes vasculo-rénaux sévères ou antécédents : aspirine dès 14 SA,
- maladie des antiphospholipides : corticothérapie,
- maladie abortive : thérapeutique immunitaire,
- épilepsie,
- haut risque de maladie thrombo-embolique : discuter l’héparino-thérapie,
- dysfonctionnement thyroïdien : ajustement thérapeutique,
- antécédents d’avortement tardif : discuter un cerclage,
- maladies psychiatriques : un ajustement thérapeutique associé à la prise en charge psychologique des situations “délicates”,
- pathologie du col : ablation de polype important, traitement au laser de condylomes florides ou de lésions CIN 1 CIN 2, voire conisation pour CIN 3.

Heureusement, la grossesse est un processus physiologique et, dans 90 % des cas, il n’y a pas lieu d’envisager une stratégie de surveillance particulière en dehors des consultations réglementaires.

9. Conseils à la patiente

Tout est affaire de bon sens, tout excès est déconseillé. La grossesse n’est pas un long chemin, semé “d’interdits et de permis” alignés sur des listes où la recherche de l’exhaustivité confine au ridicule et aggrave la culpabilité de patientes trop scrupuleuses ou négligentes.
La suppression de l’alcool et surtout du tabac est impérative.

Nutrition, supplémentation.

Activités physiques, sports :

- il est souhaitable de garder une activité physique et les sportives ne cesseront pas brutalement toute activité. Il est important de se sentir bien dans son corps, les sports dangereux ou mécaniques ainsi que la compétition seront abolis ;
- les voyages et grands déplacements seront évités lors du dernier trimestre ;
- il faut utiliser au mieux le repos prénatal notamment par des siestes l’après-midi.
- les rapports sexuels sans excès ne comportent aucun danger.

Les médicaments:

- toute médication qui n’est pas formellement justifiée est à prohiber, notamment au premier trimestre de la grossesse.

Pas d’automédication.

Autres conseils :

- le lieu et l’équipe obstétricale responsable de l’accouchement seront précisés dès cette période pour répondre aux urgences liées aux événements pathologiques survenant en dehors des consultations prénatales ;
- le conseil téléphonique est un élément à ne pas négliger : cela rassure ;
- enfin, une “préparation” à l’accouchement avec l’équipe obstétricale est conseillée.

II. AUTRES CONSULTATIONS

Les objectifs sont de :

Vérifier la bonne évolutivité de la grossesse sur le plan clinique, biologique et échographique ;
Confirmer que “tout se passe bien” en formulant les conseils adaptés ;
Prendre des mesures nécessaires si une anomalie est révélée par la patiente ou lors de la consultation.

1. L’interrogatoire

Il est rare de devoir s’enquérir d’événements pathologiques survenus depuis la précédente consultation. Ceux-ci ont généralement fait l’objet d’appel ou de consultation supplémentaire : fièvre, éruption, écoulement abondant, prurit, signes urinaires, saignements ;

Les mouvements fœtaux sont perçus à partir de la 20e semaine ;

Une activité utérine spontanée devient plus perceptible à partir du 6e mois et s’intensifie jusqu’au terme (allant de 1 à 4 contractions au maximum par heure) ; un surmenage physique, l’anxiété, majorent cette perception.

2. L’examen clinique

La pesée

La prise de poids est portée sur une courbe en fonction du terme. Toute prise de poids rapide est considérée comme un signe d’alerte, en particulier vasculo-rénal.

Mesure de la hauteur utérine
La palpation abdominale
Le cœur fœtal
Le toucher vaginal

C’est un temps essentiel de l’examen, dans quelques pays d’Europe et notamment en France. Le toucher vaginal est considéré comme une aide pour dépister et confirmer une menace d’accouchement prématuré (MAP). Ce n’est pas le cas dans d’autres pays tels que les pays anglo-saxons, l’Espagne, l’Amérique latine.

La tension artérielle : l’idéal est de la mesurer tous les 15 jours à partir de 32 SA.

3. Surveillance clinique renforcée

En fonction des antécédents, des facteurs de risque évalués lors des premières consultations, de la survenue d’éléments anormaux révélés par la patiente, l’examinateur ou l’échographiste, la surveillance prénatale pourra être renforcée, selon un rythme de consultations et de modalités d’investigations propres à la pathologie révélée.

Cette surveillance sera évidemment d’autant plus étroite que l’on s’approche du terme. Citons les principales situations à risque :

Risque d’accouchement prématuré (RAP) ou menace (MAP).
Hypertension, RCIU dans les antécédents ou anomalies constatées cliniquement.
Diabète ou macrosomie fœtale.
Métrorragies.
Une fièvre.
Anomalie du volume utérin.

4. Les examens complémentaires

Biologiques.
Échographiques.

III. PARTICULARITÉS DE LA CONSULTATION DU 8e ET DU 9e MOIS

Ces consultations sont réalisées obligatoirement par l’équipe obstétricale qui prend en charge l’accouchement.

Leurs objectifs sont :

Établir un pronostic obstétrical de l’accouchement, mode de présentation, volume fœtal, évaluation du bassin, obstacle prævia.

Prévoir les modalités de l’accouchement : spontané, programmé, par voie basse ou césarienne.

1. Pronostic obstétrical - étude des possibilités d’accouchement

Hauteur utérine

Elle permet de se faire une idée du poids fœtal.
L’échographie pratiquée à 33 SA est aussi un élément d’appréciation.
Il est parfois utile de pratiquer une nouvelle échographie pour évaluer la biométrie.

Palpation de l’abdomen

Elle permet l’étude de la présentation :

- céphalique, le plus souvent avec position gauche ou droite du dos,

- mobile au-dessus du détroit supérieur,
- fixée lorsqu’on ne peut plus la mobiliser,
- engagée lorsqu’on ne perçoit plus l’occiput.

Toucher vaginal

Le toucher vaginal permet :

- de compléter l’étude de la présentation, siège ou céphalique,

- d’apprécier l’existence d’un segment inférieur et l’état du col plus ou moins “mûr” selon le degré de consistance (mou, souple ou rigide), sa longueur, son degré d’ouverture, sa position postérieure ou médiane, antérieure. Il ne faut pas pour cela “pénétrer” l’orifice interne : risque d’induire prématurément l’accouchement,

- d’évaluer le bassin : une femme de taille supérieure à 1,65 m et chaussant une pointure supérieure à 38 a 95 % de chances d’avoir un bassin normal. En cas de doute ou systématiquement (pour les sièges, transverse, utérus cicatriciel), une radiopelvimétrie (ou scanner) est demandée pour obtenir des mesures précises des différents diamètres du bassin.

- d’évaluer les parties molles, le périnée. Une vulve étroite, un périnée court et résistant, un diaphragme vaginal au tiers supérieur peuvent gêner la progression de la présentation et incitent à les noter sur le dossier de la patiente (péridurale conseillée, périnéotomie préventive).

- de confirmer l’absence d’obstacle prævia.

Au total, la voie basse est acceptée avec :

- un pronostic favorable, présentation céphalique engagée : risque faible de césarienne,
- un pronostic moins favorable :

. présentation haute et/ou bassin limite, disproportion céphalopelvienne, utérus cicatriciel : risque de césarienne plus élevé après épreuve du travail,
. siège avec radiopelvimétrie normale.

2. L’accouchement programmé

L’indication repose sur :

- des antécédents sévères, MFIU avant terme par exemple,
- une souffrance fœtale chronique qui se décompense,
- une affection maternelle mal contrôlée,
- un obstacle prævia ou placenta prævia,
- bassin chirurgical,
- utérus cicatriciel défavorable,
- certaines situations pathologiques d’ordre médico-social.

L’accouchement se fera par voie basse ou par césarienne en fonction de l’indication et des données obstétricales.

IV. CONSULTATION D’ANESTHESIE

Jean-Marc MASCARO

Le décret n° 94-1050 du 5 décembre 1994, publié au Journal Officiel du 8 décembre 1994, oblige à une consultation préanesthésique : “lorsqu’il s’agit d’une intervention programmée”, cette consultation ayant lieu “plusieurs jours avant l’intervention”.
Cette obligation s’applique-t-elle aux femmes enceintes ?

- certainement, si une intervention est programmée. C’est le cas des césariennes réglées,
- certainement encore si, pour une situation obstétricale donnée, l’anesthésie péridurale fait partie des bonnes pratiques actuelles : la grossesse multiple ou la présentation du siège en sont les exemples quotidiens.

Qu’en est-il de toutes les autres patientes pour lesquelles une analgésie obstétricale sera peut-être, ou probablement, envisagée lors du travail ?

Le décret ne prévoit pas ce cas de figure, mais il ne paraît pas raisonnable d’envisager une consultation systématique préanesthésique pour toute femme enceinte : en effet, les patientes à grossesse et présentation normales, sans pathologie associée, donc de classe ASA 1, tireront peu de profit d’une consultation préalable, sauf, bien sûr, si elles sont demandeuses d’une information plus précise sur la technique d’analgésie péridurale.

De plus, dans cette classe de patientes, une consultation à distance de l’accouchement ne mettra pas à l’abri d’une contre-indication de dernière minute : ainsi les parturientes fébriles et/ou thrombopéniques, même si aucun chiffre “limite” de température ou de plaquette ne fait l’unanimité, sont exposées au risque d’une contre-indication si le rapport bénéfice/risque de l’anesthésie péridurale penche en défaveur de la patiente.

Enfin, indépendamment du coût d’une généralisation de la consultation, rappelons que ce décret, tant attendu, pose un problème immédiat de locaux. En effet, les structures actuelles, tant publiques que privées, ne permettent pas d’absorber l’afflux de consultations liées à la chirurgie réglée.

Toutes ces raisons, médicales ou structurelles, militent en faveur d’une indication raisonnée de la consultation préanesthésique en obstétrique. Ce disant, il ne s’agit pas de contourner la loi, mais d’en appliquer l’esprit.

V. CONSULTATION DE PÉDIATRIE (VUE PAR L’OBSTÉTRICIEN)

S’il est indispensable que le nouveau-né soit vu par le pédiatre plus ou moins tôt après la naissance, au cours de la grossesse normale, une consultation de pédiatrie apparaît superflue.

La consultation du pédiatre pendant la grossesse n’est pas réglementée, mais elle relève du bon sens et de l’état d’esprit périnatal. Leur avis est intéressant non seulement en cas de pathologies avérées créant un risque périnatal, mais aussi pour améliorer la performance de l’accueil à la naissance du nouveau-né. Leur place sera précisée en maternité et en salle de naissance dans les décrets qui réglementeront l’organisation des maternités dans le futur.

Actuellement, il est raisonnable de demander un avis pédiatrique dans les situations suivantes (non exhaustives) :

Risque d’AP, surtout avant 33 SA : le transfert maternel permet à la mère d’être en rapport avec l’équipe de néonatalogie avant la naissance, d’où une prise en charge non seulement médicale améliorée mais aussi psychologique ;

Naissance programmée avant terme (surtout grossesse multiple) ;

Nouveau-né à terme nécessitant une surveillance particulière (mère diabétique, épileptique, droguée, alcoolique ou ayant un traitement chronique pouvant retentir sur le nouveau-né, mère VIH positive, suspicion de RCIU) ;

Nouveau-né porteur d’une pathologie malformative, suspect ou atteint d’une fœtopathie.

L’opportunité et le moment de l’extraction doivent en effet être discutés en équipe afin de réaliser le meilleur accueil néonatal possible, même si la décision et les modalités de l’extraction sont conditionnées par le contexte obstétrical.
Ainsi, l’équipe périnatale de base comporte obstétriciens et sages-femmes, anesthésistes, pédiatres.

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La césarienne

avril 9th, 2012 by Mbeng Boum Joslain Joseph

La césarienne est une intervention chirurgicale pratiquée sous anesthésie générale ou locale au cours de laquelle le bébé nait à l’aide d’une incision effectuée dans l’utérus. Elle peut être effectuée en urgence, au cours de l’accouchement, ou programmée à l’avance: Environ 2/3 des césariennes sont programmées avant le travail et 1/3 sont décidées en cours d’accouchement .

Le praticien effectue une incision dans l’abdomen. Celui ci rompt ensuite la poche des eaux et fait sortir le liquide amniotique, puis il extrait le bébé. Les suites de l’accouchement par césarienne sont identiques à celles d’un accouchement par voie basse. Une suture de l’incision est effectuée : les points de suture sont retirés aux environs de 10 jours après.

Indications médicales

  • Situations d’urgence nécessitant l’accouchement rapide du bébé
    • Signes de souffrance du bébé (apparition de troubles du rythme cardiaque par exemple,…)
    • Saignements importants de la maman
  • l’enfant est mal positionné:
    • Par le siège
    • Par l’épaule
    • Par le front
  • L’enfant est trop gros
  • Le bassin de la mère trop étroit
  • L’enfant a un poids trop faible
  • Anomalies du placenta
    • Il bloque le col de l’utérus
    • Il est implanté dans la partie basse de l’utérus et peut provoquer une hémorragie.
  • Une hypertension artérielle peut entrainer des complications au cours de l’accouchement
  • Une grossesse multiple: L’accouchement de jumeaux représente plus de 50% des causes de césariennes
  • Présence d’un herpès génital risquant de contaminer le bébé au moment de l’expulsion (Liste non exhaustive)

Ce qu’il faut savoir

  • Le futur papa n’est pas autorisé, dans la geande majorité des situations, à rester au cours de l’accouchement
  • L’allaitement peut s’effectuer, mais un délai de 10 heures environ après l’accouchement doit être attendu
  • Une anesthésie péridurale est pratiquée dans la majorité des situations
  • Le séjour à la maternité est plus long et dure de 5 à 7 jours.

Avoir un bébé après une césarienne

Il est d’usage de demander à la maman d’attendre environ une année avant de concevoir un autre bébé afin que la cicatrice se referme. Mais il arrive que des mamans accouchent d’un autre enfant avant ce délai. Prendre l’avis de son médecin est préférable.

Le second bébé ne naitra pas forcément par césarienne : En dehors des indications nécessitant le recours à une césarienne, accoucher d’un second enfant n’implique pas forcément le recours systématique à une nouvelle césarienne.

Nombre maximal de césariennes

Il est d’usage d’envisager 3 à 4 césariennes au maximum en raison des risques liés à la cicatrice

Abus de césarienne en France ?

Le taux de césarienne est passé de 5 % il y a 35 ans environ à 19 à 20 % en moyenne en France.
Les risques de complications et de mortalité infantile et maternelle n’ont pas diminué malgré l’augmentation du nombre de césariennes. Il est de 6 % aux Pays Bas et le chiffre de mortalité y est inférieur.

Augmentation du taux des césariennes

  • L’augmentation du taux des césariennes s’explique principalement
    • par le développent de la procréation médicalement assistée, la PMA
    • L’âge de plus en plus avancé des futures mamans

Positions de l’OMS et de l’acaémie de médecine

  • L’OMS précise pourtant que les pays dont les taux de mortalité périnatale sont parmi les plus faibles du monde ont des taux de césarienne inférieur à 10
  • L’académie de médecine précisait en 2006 que l’augmentation du nombre de césariennes a peu de conséquences sur la réduction de la mortalité et la morbidité néonatale
  • Pour de nombreux experts, il n’existe aucune preuve qu’un taux élevé de césariennes soit lié à une meilleure santé des enfants.

Des taux de césariennes inégaux d’un établissement à l’autre

Les chiffres varient de 9% à plus de 30%. Ils dépendent également du niveau de la maternité. Les césariennes sont effectuées davantage dans les maternités privées que dans celles du public d’une part et dans les établissements ne disposant pas en permanence de toutes les ressources techniques et humaines nécessaires en cas d’urgence d’autre part. Elles peuvent dans ce cas, par précaution, limiter les risques de complications afin d’éviter des complications et des suites médico légales.

Avantages d’une césarienne de convenance

Le CNOG, Collège National des gynécologues-obstétriciens français, s’est encore alarmé lors de son congrès de Décembre 2007 du nombre imporatnt de césarienne de convenance effectuées chez des femmes qu ne répondent pas aux indications éxigées pour effectuer cet acte.
Près de 10% des césariennes seraient des césariennes de confort ou de convenance.

  • Elle peut accoucher à la date qu’elle désire
  • Elle peut accoucher avec le gynécologue ou l’anesthésiste qui la suit.
  • L’accouchement est moins long.
  • Les risques d’imprévus sont moins nombreux
  • Les douleurs, grandes craintes des mamans, sont moins violentes.
  • Elle est rassurée de penser qu’elle et son bébé souffriront moins et que son périnée sera moins abimé.
  • L’éloignement de certaines maternités, situation plus fréquente depuis la fermeture des petites maternités, inquiète les futures mamans qui craignent devoir accoucher dans de mauvaises conditions.

Une crainte médicolégale pour le médecin

L’aspect médico légal intervient également pour les médecins avec la crainte de poursuites de la part d’une patiente qui souhaite une césarienne pour laquelle le médecin a refusé car il n’y avait aucune raison médicale
Si dans ce cas, l’accouchement par voie basse se complique et entraine des complications chez le bébé, la patiente peut se retourner contre le praticien qui a refusé la césarienne.
Ainsi les médecins peuvent être tentés dans ce cas d’envisager plus facilement une césarienne.

A lire sur le journal des femmes santé

ITW du DR Marc-Alain Rozan, gynécologue et président du Syndicat des gynécologues-obstétriciens de France : http://www.linternaute.com/sante/genital-urinaire/cesarienne/taux-en-hausse.shtml

Connaitre les risques d’une césarienne

Les femmes qui accouchent et souhaitent une césarienne de convenance doivent connaître les risques d’une césarienne.

Pour les mamans

Le risque de mortalité après une césarienne peut être multiplié par un facteur variant de 2 à 10 par rapport à un accouchement par voie basse. Un pourcentage important, de l’ordre de 20 à 45%, des décès d’une femme enceinte qui accouche, peut être favorisé par une césarienne. Plus le taux de césariennes est élevé, plus les risques de complications maternelles graves sont importants, notamment :

    • Hémorragies tardives plus importantes
    • Infection de la cicatrice.
    • Baisse de la fertilité
    • L’apparition d’un utérus cicatriciel redant plus difficile l’arrivée d’un autre enfant.
    • Une augmentation du taux d’infections nosocomiales de 5 à 10 %

Des risques pour le bébé

Une césarienne représente également des risques pour le bébé( détresse respiratoire, décès..) et une augmentation des complications et des déces sont observés chez les bébés nés par césarienne.

Une hausse dans tous les pays

Aux Etats Unis

  • L’Agence américaine pour la recherche et la qualité des soins (AHRQ) a publié une étude en Avril 2011 sur l’évolution du taux de naissance par césarienne qui a augmenté de 72% entre 1997 et 2008.
  • The American Journal of Obstetrics & Gynecology revèke qu’ aux Etats Unis ce taux a atteint 31,8 % en 2007 selon un article paru en octobre dernier dans The American Journal of Obstetrics & Gynecology.

En Chine

En 2010 dans le Lancet, l’OMS s’est alarmé du nombre de naissances réalisées par césarienne en Chine qui atteint plus de 45 % dont un quart n’a aucune justification médicale.
Source: The Lancet

http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2809%2961870-5/abstract

En Thailande

Une publiée en Janvier 2010 dans The Lancet a montré qu’en 2007 et 2008 , le taux de naissance par césarienne était de 27,3% dans 9 pays d’Asie et que le risque atteint même, dans certains cas, un niveau identique à celui associé aux césariennes pratiquées pour des raisons médicales.

Source Le Point : les risques des césariennes de convenance : http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2010-01-15/accouchement-les-risques-des-cesariennes-de-convenance/1055/0/413978

Le rapport sur la maitrise médicalisée en France publiée en Décembre 2010 par la FHF

Le rapport sur la maitrise médicalisée en France publiée en Décembre 2010 par la FHF( Fédération Hospitalière de France, précisait qu’ En 2009,le taux de césarienne était de 20,23% pour un total de 779322 accouchements et soulignait qu’il n’y a pas de corrélation entre le taux de césariennes et les indices de gravité des grossesses.

La FHF précise également qu’il existe une différence privé/public et « que les considérations non médicales sont largement présentes »

http://www.fhf.fr/Informations-Hospitalieres/Espace-Presse/Dossiers-de-presse

Connaitre le taux de césariennes des établissements français

Pour connaitre le taux de césarienne par établissement en France consulter le site de la Plateforme d’Informations sur les Etablissements de Santé
http://www.platines.sante.gouv.fr/

Ce qu’il faut savoir

  • Il est nécessaire d’évaluer la nécessité d’effectuer une césarienne de convenance.
  • Avoir toutes les informations nécessaires concernant les risques d’une césarienne afin de pouvoir prendre sa décision.
  • S’informer sur le taux de césarienne de l’établissement où l’accouchement est prévu. L’OMS préconise un taux de césarienne de 15 % environ. Ce taux varie également en fonction du niveau de la maternité.
  • Une femme âgée de 37 à 40 ans, accouchant de son premier enfant après avoir eut des difficultés pour concevoir cet enfant (problèmes de stérilité..) acceptera peut être plus facilement le recours à une césarienne.

Ne pas hésiter à discuter de ce problème avec son médecin et sa sage femme.

En savoir plus

  • Method of delivery and pregnancy outcomes in Asia: the WHO global survey on maternal and perinatal health 2007-08 : The Lancet

http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2809%2961870-5/abstract

http://www.cngof.asso.fr/D_PAGES/PUFIC_06.HTM

Dossier réalisé avec la collaboration de Claire Gabillat

Réalisé en collaboration avec des professionnels de la santé et de la médecine, sous la direction du docteur Pierrick HORDE

La césarienne est également réalisé à la Fondation Marie Wyss par rendez-vous ou en urgence par le

Docteur Deutchoua Martin

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Dur, dur, d’être locataire

mars 7th, 2012 by Mbeng Boum Joslain Joseph

Jeune cadre fraîchement recruté dans une multinationale, Yann était arrivé à Douala, capitale économique du Cameroun, la tête pleine de rêves. Premier d’entre tous, se trouver un logement décent à la dimension de son salaire et de la haute idée qu’il se faisait de sa personne. Célibataire, il aurait tout de même aimé habiter une maison suffisamment grande pour accueillir frères, sœurs, neveux et nièces qu’il affectionnait tant. Hélas à la pratique du terrain, son rêve ne se réalisera jamais. Entre agents immobiliers véreux et bailleurs escrocs, le jeune homme verra rapidement ses ambitions écornées. Obligé de partager le lit de quelqu’un d’autre, dans une famille d’accueil de ses amis, il avait hâte d’avoir un chez lui. « Après avoir écumé des quartiers, il était tombé sur un bailleur lui demandant 500 mille francs pour achever les travaux d’un studio moderne. Deux mois plus tard, le studio n’était toujours pas livré. Le bailleur lui demandera de verser 500 autres mille pour accélérer les travaux. Entre- temps, Yann a brutalement trouvé la mort. Et, ni le bailleur, ni l’argent qui lui avait été versé, rien n’a refait surface », confie une des sœurs du défunt, choquée.

Trouver un logement dans une des principales villes du pays est désormais une véritable gageure. Ils ne se comptent plus les fonctionnaires obligés de se coltiner leurs parentés installées dans leur nouveau lieu d’affectation. En provenance du Nord, une dame avoue souffrir le martyr depuis six mois. « Faute de maison, nous sommes descendus dans ma belle-famille où, nous occupons une chambre avec nos quatre enfants et tous nos effets. Nous n’avons aucune intimité et le moindre malentendu dégénère rapidement. Je n’en peux plus. Je suis prête à rentrer même dans une cabane en attendant de trouver mieux. Pourvu que j’aie un chez moi », confie la dame. B. Eloumou, cadre du ministère des Enseignements secondaires, a quant à lui dû se séparer de sa famille en attendant de trouver un logement à Yaoundé. « Ma femme et mes enfants sont restés à Ebolowa. Moi, je me débrouille dans une auberge où je paie un forfait. Je compte sur le téléphone arabe pour trouver rapidement une maison », affirme-t-il.

Conséquence directe du dynamisme économique de nos villes, la demande en terme d’habitat est exponentielle. Principaux intéressés : les lauréats des écoles professionnelles, les fonctionnaires et même les cadres du secteur privé. « Attendre, faire preuve de patience : c’est ce que nous conseillons à nos clients. Car, dans une ville comme Yaoundé, la demande est de loin supérieure à l’offre. De plus, les exigences des uns et des autres ne sont pas faites pour faciliter les choses. Tout le monde veut une maison d’accès facile, dans un quartier sécurisé, sans toutefois y mettre le prix », explique Nazaire K., agent immobilier exerçant dans la capitale.

Comme quoi, les tarifs dans le secteur de l’immobilier constituent une autre pierre d’achoppement. Au Cameroun, c’est le propriétaire qui fixe unilatéralement le loyer. Entre 150.000 Frs le mois pour une mansarde près d’une rue passante, six mois à un an d’avance de loyer, l’opération est souvent douloureuse pour le locataire. Et comme si cela ne suffisait pas, il faut quelquefois supporter les caprices des bailleurs. « J’avais à peine fait un mois dans la maison que mon bailleur vient un matin me dire qu’il est interdit d’y prier au prétexte que ça perturbe ses affaires. Il m’a remis tout mon argent, m’invitant à déménager sans délai », confie Isabelle A., en service à Douala. Agnès B., elle, est contrainte de subir le crâne du père de son bailleur installé dans un coin de la concession. « Je lui ai déjà dit d’enlever çà, sans succès. Et, je ne peux pas déménager parce que mes moyens ne me permettent pas de le faire », avoue-t-elle. Sans autre forme de procès.

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Le pagne du 08 mars disponible

mars 7th, 2012 by Mbeng Boum Joslain Joseph


La pièce d’étoffe est mise en vente depuis peu dans la capitale économique. Deux tons. Le rose et le bleu. C’est dans ces deux couleurs que les femmes vont l’arborer ce 8 mars 2012. Le pagne de la Journée internationale de la femme (Jif), puisqu’il s’agit de lui, est disponible à Douala depuis le 16 janvier dernier. Il coûte 6.500 francs CFA cette année. Sa particularité, cette fois, se trouve sur le fond du tissu, qui présente des images symbolisant des femmes modernes. Des femmes actives portant le Cameroun des Grandes ambitions, et surtout des Grandes réalisations du président Paul Biya. A l’arrière, c’est des images de cartes du Cameroun miniaturisées. On remarque aussi, en lisière du pagne, que les dix régions du pays sont présentes sur la pièce d’étoffe. La Journée est peut-être internationale, mais sa célébration au Cameroun a sa spécificité propre.

En ce qui concerne le prix du pagne, on observe cette une hausse de près de 500 francs CFA par pièce. Il faudra donc dépenser un peu plus que l’année dernière pour se procurer le précieux tissu. Pourquoi cette hausse ? Selon Nicolas Njoh, directeur commercial de la société Cicam, cette augmentation est due à la cherté du coton, matière première utilisée. « Le prix du coton a largement augmenté sur le plan mondial », a-t-il confié dans un entretien hier avec votre journal. Le nombre de mètres à produire cette année n’est pas encore défini, a également appris CT. « L’année dernière, nous avons produit près de 3.000 mille mètres, c’est le marché qui nous le dira », indique Nicolas Njoh.

La contrefaçon, quant à elle, risque, cette année encore d’essayer de jouer les trouble-fête. En ce qui concerne ce fléau, la direction générale de la Cicam assure avoir pris des dispositions, comme à l’accoutumée. « Les douanes, les autorités sont à pied d’œuvre pour minimiser le coût de la fraude. Et même la protection de l’Oapi est assurée », apprend-on de ce côté.

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Planning familial

février 11th, 2012 by Mbeng Boum Joslain Joseph

Nos objectifs

- Prendre en compte toutes les sexualités

Agir pour la reconnaissance de la sexualité comme un des droits fondamentaux de la personne ; animer des lieux d’expression pour parler de désir, de plaisir, pour vivre une sexualité épanouie dans le respect de l’autre ; lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle, au handicap… et contre les inégalités liées au genre.

- Lutter pour une maternité choisie

Accompagner dans le choix d’une contraception adaptée à chacunE, favoriser l’accès à toutes les méthodes, lutter pour un meilleur remboursement.

Veiller au respect du droit à l’IVG et à l’accouchement sous X. Accueillir et accompagner toute personne dans sa démarche, dans le respect de sa décision. Veiller à l’application et à l’amélioration des lois : conditions d’accès, prise en charge.

Accompagner le désir d’enfant Rester attentif sur les conditions d’accompagnement de la grossesse et de l’accouchement, veiller à ce que la possibilité de recourir à la Procréation Médicalement Assistée ou à l’adoption soit respectée.

- Promouvoir l’éducation à la sexualité

Agir pour son intégration dans les programmes scolaires, favoriser la création d’espaces de parole et l’accès à l’information pour tous, notamment pour les personnes qui n’en bénéficient pas (personnes handicapées, migrants, détenus etc…).

- Prévenir et dénoncer toutes les formes de violences

Favoriser une prise de conscience du lien entre rapports de domination (notamment hommes/femmes) et violences. Agir pour la prise en compte de toutes les formes de violence, qu’elles soient sexuelles, sexuées ou sexistes (discriminations, violences au sein du couple ou de la famille, viols, incestes, mariages forcés, mutilations sexuelles…). Accompagner les victimes et les auteurs de violences.

- Lutter contre la transmission du VIH et des IST et les discriminations qui y sont liées

Développer la réduction des risques sexuels, favoriser l’égalité entre hommes et femmes en matière de sexualité, lutter contre l’isolement et les discriminations dont sont victimes les personnes séropositives, renforcer les solidarités nationales et internationales pour l’accès aux traitements, soutenir la recherche.

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Le droit à la santé est un droit humain fondamental.

février 11th, 2012 by Mbeng Boum Joslain Joseph


Notre vision

Imaginez…


…un monde où toutes les femmes, tous les hommes et tous les jeunes ont accès aux informations et aux services dont ils ont besoin, un monde où santé et sexualité sont des droits fondamentaux et des éléments naturels et précieux de la vie humaine ;


…un monde où les choix de chacun(e) sont pleinement respectés et où la stigmatisation et la discrimination n’ont pas de place, où la maternité est un choix et la diversité, une richesse louée…



Notre mission

L’objectif du Planning Familial est de :

  • promouvoir la santé sexuelle, reproductive et affective en tant que droit humain fondamental ;

  • de garantir l’accès à l’information et à des services de santé physique et mentale de qualité en matière de sexualité et de reproduction.

L’accès aux informations et aux services se fait sans distinction d’âge, d’état civil, de sexe, de nationalité, de race et d’origine ethnique, d’orientation sexuelle, de confession politique et religieuse, de situation financière.
Une attention particulière est portée aux jeunes, aux personnes marginalisées, démunies et vulnérables.

Ces services se font en conformité avec les règles d’hygiène, de confort, de sécurité, de confidentialité, d’intimité, de dignité et dans le respect de l’opinion de chacun(e).

Le Planning Familial œuvre pour la protection du droit des couples et des personnes à faire des choix personnels, informés et responsables, libres de toute forme de coercition et de violence en matière de sexualité et de reproduction.

Le Planning Familial milite pour que chacun(e) dispose de l’information, l’éducation et des moyens nécessaires pour faire de tels choix.

Le Planning Familial permet aux couples et aux personnes de décider librement et de manière responsable d’avoir ou non des enfants, d’espacer les naissances de sorte qu’ils se sentent prêts physiquement, moralement, financièrement pour les élever en bonne santé physique et mentale.

Le Planning Familial favorise et propage l’éducation à la santé sexuelle, reproductive et affective auprès de toutes et tous et en particulier dans l’intérêt  des enfants, des adolescents, des personnes déficientes et marginalisées.

Le Planning Familial agit pour éliminer toute forme de violence à l’égard des femmes, des adolescents et des enfants et toute forme d’iniquités et d’inégalités fondées sur le genre.

Le Planning Familial s’engage pour que chacun(e) puisse attendre et obtenir dans ses rapports humains, y compris sexuels et affectifs, l’égalité, le plein consentement, le respect, y compris celui de l’intégrité physique et la responsabilité partagée.

« Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour prévenir les grossesses non désirées, non voulues et à hauts risques, notamment rendre universellement disponible l’information et les services en matière de planification familiale. Les technologies et les techniques nécessaires sont toutes bien connues. Les pays doivent seulement avoir la volonté d’agir. »

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Arrêt sur image

décembre 28th, 2011 by Mbeng Boum Joslain Joseph

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La Fondation Marie en expansion

décembre 27th, 2011 by Mbeng Boum Joslain Joseph

 La première pierre a été posée  au cours du mois d’aout 2011 par la président du conseil d’administration. Je nomme Marie Joseph Wyss. ce bâtiment va rehausser l’image la fondation  et augmenter sa capacité d’accueil. Avec plus de 20 lits électriques en plus. Ce joyau architectural qui sort tout fraichement du sol ne semble pas laisser les patients indifférents. la fin des travaux et sa mise en service est prévue le deuxième trimestre de 2012.

La rédaction de la Fondation

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LA PRESIDENTE DU CONSEIL D’ADMINISATRATION AU CAMEROUN

décembre 15th, 2011 by Mbeng Boum Joslain Joseph

En juillet dernier son excellence Mme Wyss Marie Joseph présidente du conseil d’administration de la Fondation Marie Wyss était au Cameroun, pour réorganiser la vie de sa structure de santé. Il était question de la rendre plus attrayante au yeux des populations environnantes. On n’a pu apprécier l’accueil  chaleureuse qui leur était réservé. Nul doute, un staff bien consolidé. Après sa descente de l’avion, s’est suivi des salutations et les mots de bienvenue du Directeur, le chargé de marketing etcmarie.JPG

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